Premiers projets, premières angoisses
Après quelques temps d’attente, voilà enfin cette troisième chronique. Pertes de données, sur-booking et autres élans de démotivation m’ont en effet pas mal retardés! Rajoute un déménagement et un réseau internet inexistant là-dessus et j’aurais presque une bonne excuse.
La bonne nouvelle, c’est que du coup il y a plein de choses à raconter. Je suis d’ailleurs assez fière de pouvoir barrer quelques éléments de ma super liste de la deuxième chronique (pas tous quand-même…faut pas pousser).
Aujourd’hui donc, les projets fusent. Je voulais créer des bijoux. Banco, après quelques mois de création, j‘expose dans une petite galerie genevoise. Oui monsieur! En ce qui concerne la peinture, une expo est prévue en septembre, pareillement dans une petite galerie de notre belle cité. S’y ajoute un marché de l’artisanat dans quelques mois. Quand vais-je avoir le temps de trouver un travail moi?
Donc production production production. Oui, me direz-vous, encore faut-il retrouver le chemin de l’atelier. Parfois mes obligations m’appellent ailleurs: promenades, rien faire, m’angoisser, occuper mes journées de choses et d’autres, etc.
Pour l’instant, c’est sympa, même si ça rapporte pas des masses. (J’ai quand-même vendu mes premières peintures. Oui Madame! Et quand l’acheteur fixe lui-même le prix, ça rapporte!!). Et ce cher petit job d’étudiant me nourrit et me loge en attendant que je devienne une grande artiste riche et célèbre. Et modeste.
Mais maintenant voilà, avec la conjoncture et toutes ces choses, mon petit côté psycho refait surface… Bon d’accord, gros le côté.
Il y a d’abord le premier moi, le cool qui se détend et qui trouve que tout va bien dans le meilleur des mondes (avec des ptits anges sur des nuages roses en prime). Mais ouais, un petit boulot chouette à temps partiel dans un milieu qui me plaît; art, culture, journalisme, des domaines en pleine expansion! J’aurais ainsi pléthore de temps pour m’épanouir dans mes projets artistiques. Ma vie idéale, les doigts dans le nez et la tête dans les étoiles en plus!
Et puis, il y a mon côté aaarghscreugneugneu mon Dieu c’est la crise et demain je vais attraper la grippe porcine et même le chômage aura plus de quoi m’aider et après la troisième guerre mondiale va éclater et on va tous mourir!!! Puis ensuite ça descend d’un niveau et je me demande si mon année sabbatique ne va pas se transformer en ère sabbatique, et qu’est-ce que je vais bien pouvoir faire de ma vie?
Alors ma conscience, qui rationalise à mort, prend un peu des deux et essaye d’en faire quelque chose de socialement acceptable. Pour l’instant ça marche bien, quand je partage mes projets, personne ne me regarde la mine pensive en hochant la tête, comme on regarderait un petit chien mignon, mais un peu bébête quand-même.
En ce qui concerne mon avenir professionnel, j’ai décidé il y a bien longtemps que le mois de juin y serait dédié. C’est à ce moment que je listerai tout ce que j’aimerais faire, tout ce que je peux faire, etc. Juin ça vient après novembre non? Non? J’ai encore de la marge alors…

